Economie régionale et urbaine Henri Capron
Département d’économie
Année académique 2006-2007
Notes de cours: http://homepages.vub.ac.be/~hcapron/sylere1_ro.ppt
Références:
Polèse M. et Shearmur R., (2005), Economie urbaine et régionale
Economica, Paris
Aydalot P., (1985), Economie régionale et urbaine, Economica, Paris
Ouvrage sensibilisation:
Benko G., (1998), La science régionale, Que sais-je?, PUF
L8.3. Composantes stratégiques d’un cluster
Un cluster se définit comme étant un réseau productif formé :
d’entreprises fortement interdépendantes incorporant les fournisseurs et les sous-traitants ;
d’un système de création de connaissance constitué d’institutions de recherche et d’universités ;
d’un système de formation performant ;
d’entreprises de services marchands et plus spécifiquement de services aux entreprises ;
d’organes de liaison et d’intermédiation ;
des clients
lesquels sont liés les un par rapport aux autres au sein d’une chaîne de valeur ajoutée.
OBJECTIF : MAITRISE DU RESEAU DE VALEUR AJOUTEE
L8.4. Jeux d’interactions dynamiques d’un cluster
L8.6. Animation socio-économique pour la formation de clusters
L8.7. Les pôles de compétitivité
Résultent de la combinaison, sur un même territoire:
de trois types d’acteurs : entreprises, centres de formation et unités de recherche
de trois facteurs décisifs : partenariat, innovation et visibilité internationale
Focalisés sur un domaine technico-économique constituant un point de confluence des acteurs
Et disposant d’une masse critique suffisante au triple plan économique, scientifique et technique
Enjeux
centrage des actions sur des pôles de compétitivité afin de:
Susciter un processus de fertilisation croisée entre les différentes catégories d’acteurs
Régénérer le capital social en favorisant les synergies entre acteurs
Assurer une meilleure maîtrise du potentiel de développement
Placer la région sur la voie des régions apprenantes
avec comme objectif ultime: stimuler sur un territoire le dynamisme, la compétitivité et l’attractivité
L8.8. Critères de sélection d’un pôle
L8.9. Structure centrale du pôle
L8.10. Principes d’activation d’un pôle
Système de gouvernance équilibré guidé par l’impératif de création de valeur ajoutée et basé sur les principes suivants:
Stratégie fédérant une masse critique au plan technico-économique représentative de tous les acteurs
Relations hétérarchiques: partenariat, concertation, synergie, inclusion
Couverture territoriale et industrielle large
Intégration des compétences et proactivité : projets communs, mutualisation des fonctions, partenariats public-privé, inscription dans une logique de marché
Ouverture sur l’extérieur: alliances stratégiques…
L8.11. Ecueils à éviter en matière de pôle
Comportements opportunistes exacerbés
Relations de dominance entre acteurs: grandes entreprises et PME, universités-entreprises, public-privé…
Stratégies d’appropriation de la démarche par quelques-uns
Éparpillement des moyens sur un trop grand nombre de projets sans véritable valeur ajoutée
Concentration de moyens sur des projets trop en amont du processus de valorisation économique
L9.1. Analyse shift-share
Méthode de nature comptable basée sur une décomposition de la croissance d’un agrégat régional entre la croissance résultant de la structure économique de départ, la croissance nationale et la croissance due aux spécificités régionales.
Objectif: éclater le taux de croissance d’une région i en deux composantes identifiant ce qui est dû à la structure d’activité initiale et ce qui est dû au dynamisme interne de la région et ce, par comparaison aux structures économiques de son Etat d’appartenance.
Par définition, le taux de croissance régional est égal à une moyenne pondérée des taux de croissance sectoriels:
Si la croissance régionale de la région i avait crû au même rythme qu’au niveau régional, nous aurions:
L9.2. Analyse shift-share (suite)
Un effet structurel Si peut être déterminé en calculant la croissance de l’emploi à laquelle on aurait pu s’attendre si les s secteurs avaient crû au même rythme que les taux de croissance sectoriels nationaux:
Partant de là, un effet résiduel Ri, appelé également effet régional peut être calculé comme étant égal à la croissance Ri qui ne peut être expliquée par la composition sectorielle régionale ni par la croissance nationale:
D’où:
Soit encore:
En d’autres termes, le différentiel de croissance d’une région par rapport à son pays s’explique par un effet de structure et un effet régional.
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